Une porte cochère de plus de cent ans, décapée au laser et repeinte
Deux portes en bois, un même chantier, en octobre 2026 : une porte cochère à deux vantaux de plus de cent ans, et la petite porte de dépendance d'à côté. Voici ce qui a été fait, étape par étape — y compris ce qui ne se voit pas sur une photo d'avant-après.
· Louis Corbière
Deux portes, deux états de départ
La porte cochère a plus de cent ans. Deux vantaux de planches verticales, cloutées, sous un auvent de tuiles : un bois devenu presque noir sur toute la hauteur, un peu plus clair en pied.
La petite porte de dépendance, à côté, avait perdu presque toute sa peinture rouge : planches grisées par les intempéries, restes de rouge dans les fentes, pentures et verrou rouillés.
Avant
Après
Avant
AprèsLe décapage, en place
La porte cochère a été décapée là où elle est. À deux vantaux de cette taille, la dépose n'aurait rien apporté, sinon un risque pour les gonds et pour la maçonnerie qui les tient.
Le laser retire la couche planche par planche, sans projeter de matière : rien à bâcher dans la cour, rien à ramasser après le passage, et aucune eau dans un bois qui allait être repeint.


Les ferrures, déposées et traitées à part
Les pentures et la quincaillerie qui se démontaient ont été déposées, passées au laser sur l'établi, puis repeintes en noir avant d'être remontées. Traitées à plat, elles se décapent sur toutes leurs faces, y compris celle qui touche le bois et qu'on ne revoit plus une fois la porte remontée.
La mise en peinture
Le décapage s'est fait sans abrasif. Avant la peinture, un égrenage léger au papier fin, comme pour toute mise en peinture : c'est lui qui donne à la finition une surface régulière. La porte a ensuite été peinte au pistolet, en gris clair.
La version courte du chantier est aussi sur YouTube.
Le détail qui change tout : les clous
Une porte cochère est cloutée, et ce dessin disparaît si on la repeint d'un seul tenant. Après la mise en peinture, chaque tête de clou a donc été dégagée au grattoir, entourée d'un cache en papier, couverte d'un apprêt antirouille, puis repeinte en noir.

La petite porte, sur ses deux faces
La porte de dépendance a été décapée et repeinte sur ses deux faces, ferrures comprises, pentures et verrou en noir. Sa face intérieure — traverses et écharpe — a été traitée comme l'extérieure : c'est elle qui prend l'humidité du bâtiment.

Ce que ce chantier montre, et ce qu'il ne montre pas
Il montre ce que le laser fait sur un bois ancien et cloué : la couche part, la planche reste, les clous et les ferrures se traitent à part. Il ne montre pas tout. Ce sont deux portes en bois peintes ; ce n'est ni un vernis transparent, qui se retire mal au laser, ni un crépi, trop fragile. Ces deux limites valent pour tous les chantiers, et je les annonce avant le devis.
Une porte ancienne se chiffre au mètre carré de surface traitée, faces et chants compris : le barème et un simulateur sont sur la page tarifs, le détail de la prestation sur la page décapage de portes en bois. La mise en peinture est une option : le décapage seul convient à qui a déjà son peintre.